jeudi 28 octobre 2021

FUCKBOOK

 


Les réseaux sociaux sont le monde né de notre impuissance à créer un monde. Ils sont le monde de notre absence de monde. Leur monde est, littéralement, le dernier de nos mondes. Le monde des réseaux sociaux est le dernier de nos mondes dans le sens du plus mauvais : le plus pauvre en humanité, le plus pauvre en intelligence et en bonté. Mais leur monde est aussi le dernier de nos mondes dans le sens où nous n’en sortirons jamais. Le monde des réseaux sociaux est le dernier monde que nous connaîtrons. Nous mourrons pendant son règne. 

 

C’est un peu comme le sucre ou l’alcool : les bénéfices immédiats sont beaucoup trop grands pour qu’on pense au coût futur de ceux-ci. Les réseaux sociaux répondent bien trop exactement à l’algèbre du besoin. L’homme est plongé dans le réseau social comme l’alcoolique dans une rivière de vin rouge. 

 

C’est peu dire que, sans une destruction qui viendrait de l’extérieur, sans une catastrophe technologique ou numérique, nous n’en sortirons jamais. Nous nous en sommes rendus compte lentement, progressivement, mais tout cela était foutu avant même d’avoir commencé. Il n’y a rien à sauver des réseaux sociaux parce que tous les bénéfices que nous en avons obtenu n’étaient que les préludes, les prolégomènes, les avant-goûts de leurs maléfices. Et maintenant que ces maléfices sont visibles à l’œil nu, c’est trop tard. Nous avons désormais besoin des réseaux sociaux pour vivre. Comme quelqu’un me l’a dit un jour : « Si tu n’existes pas sur Facebook, tu n’existes pas. » Du moins, c’est l’idée qui s’est finalement imposée. Une idée fausse, une idée bête et destructrice, mais une idée puissante. Une idée qui a remplacé l’adage fameux : « Si tu n’existes pas dans les médias, tu n’existes pas. » Et même si elles entraînent une conclusion fausse, les prémisses de ces idées sont justes : Nous avons terriblement besoin d’être aimés. 

 

Nous avons terriblement besoin d’être aimés et assez peu envie d’aimer en retour. Être aimé est un luxe, aimer est une souffrance. Être aimé est un excitant, aimer est un effort. Nous avons terriblement besoin d’être aimés et nous savons que nous devons aimer beaucoup pour être aimés un peu en retour, mais nous cherchons tous les moyens, toutes les malices qui nous permettraient de nous passer de l’effort pour obtenir l’excitation, d’obtenir le luxe et d’éviter la souffrance. Et c’est bien la promesse que procure la célébrité : l’amour de tous pour une seule personne. Un amour collectif donné à un individu unique. La starlette est ce modèle que tous essaient d’atteindre, que les médias ont permis à celle-ci d'obtenir, et dont les réseaux sociaux ont développé l'offre pour chacun. Mais ce modèle est un leurre, et les starlettes le savent, qui se savent si peu aimées. 

 

Les starlettes savent qu’elles ne sont pas aimées. Ce que leurs fans aiment, c’est leur image, pas elles. Et c’est ce qu’offrent les réseaux sociaux : le substitut pour chacun d’une image de lui-même qui officie comme support de fantasmes collectifs. Une offre extrêmement excitante et un résultat absolument déprimant. Ce qui n’empêche pas l’individu leurré de vouloir continuer à se leurrer encore. L’addiction à son image publique était le triste privilège d’une minorité d’individus, il est devenu le pain de tous les jours de la population mondiale.

 

De l’éditorialiste amateur attaché aux pouces bleus à l’ado accro aux selfies, en passant par l’enfant sur tiktok et le vieux penseur transformé en facebooker, tout individu du XXIe siècle est une starlette. Et il rejoue à travers son voyage dans les réseaux sociaux le récit terrifiant des stars du XXe siècle. Il essaie de rencontrer l’amour par la production d’une image de lui-même qui le vide et le laisse idiot. C’est un cercle vicieux : plus on obtient de pouces bleus, et plus on manque de pouces bleus. Plus on accumule les followers, et plus on a besoin de followers. C’est un récit circulaire, comme « Mr. Toad’s Wild Ride ». C’est le « Voyage du Facebooker pour Nulle Part ».

 

Nous ne rencontrerons jamais l’amour par les réseaux sociaux. Nous n’en rencontrerons que la représentation. D’abord parce que nous y sommes nous-mêmes incapables d’y donner de l’amour, d’y ressentir de l’amour, d’y aimer autre chose que des images, des représentations, des êtres humains en spectacle. Ensuite parce que nous sommes voués, par la nature même de la machine, à nous y transformer en doubles, en avatars, en répliques de nous-mêmes. Nous n’aimons personne, et nous ne détestons personne dans les réseaux sociaux. Nous n’y connaissons personne et donc nous n’y méconnaissons personne. Nous envoyons nos doubles s’en charger pour nous. Et ensuite, quelle surprise, lorsque nous nous rendons compte du malentendu. Même lorsqu’il ne s’agit pas d’histoires de « Catfish » comme disent les anglo-saxons (des personnes se faisant passer pour quelqu’un qu’ils ne sont pas), nos photos y sont des améliorations de nous-mêmes, nos déclarations des améliorations de nos propos ordinaires, et toute prise de parole ou mise en scène de soi répond à des codes qui ne sont pas sociaux – et encore moins esthétiques – mais, pour le dire sèchement, professionnels. Notre vie quotidienne y est devenue un métier. Et notre intimité y est une valeur ajoutée de notre position sociale. Ce n’est pas du tout la vie comme œuvre d’art, c’est la vie comme téléréalité. C’est la recherche de soi comme opération publicitaire. L’écriture de soi sur les réseaux sociaux est à la confidence ce que la propagande est à la politique. Toute histoire d’une âme s’y résume à une somme de likes. 

 

Le monde des réseaux sociaux est le dernier de nos mondes. Si le monde tel que nous l’avons connu était la création ratée d’un démiurge incapable, et nos pays, nos nations, nos empires étaient ses émanations dirigées par les archontes et aspirants-démiurges que furent les rois, les empereurs ou les chefs d’état, le monde virtuel né des réseaux sociaux est la création collective ratée de notre appétence à nous faire nous-mêmes archontes, à nous faire nous-mêmes aspirants-démiurges. Nous n’avons pas créé une utopie, nous avons généralisé une technique de gouvernement. « Ne suscitez pas un Général en vous » disait un slogan de Mai 68. « Ne suscitez pas un démiurge en vous » aurait pu être un slogan de Sans Roi au moment du grand déclin du christianisme, à partir du XVIIIe siècle. Nous savons que ce n’est pas ce qui a eu lieu. Nous avons individualisé et intériorisé un mal qui venait du dehors. Et l’incapacité à ne pas susciter un démiurge en nous est la cause intime de tous nos échecs successifs : échec de la révolution de 1789 à être autre chose qu’un hold-up de la bourgeoisie sur les attentes des classes populaires, échec de la commune à être autre chose que le terrain de chasse expérimental des exterminateurs de Versailles, échec de Mai 68 à être autre chose d’une fête momentanée des enfants de la petite-bourgeoisie d’après-guerre, vite dégrisés et ramenés à la raison, c’est-à-dire au capitalisme, échec de toutes les luttes des dernières décennies à être autre chose que des « propositions de lutte », balayés d’une main méprisante par les politiques et les ténors des médias, qui ne s’intéressent qu’à la tarte à la crème de l’identité. 

 

Il n’y a plus lieu d’espérer quoi que ce soit de positif du monde des réseaux sociaux. Mais il y a malheureusement bien peu de chance qu’on en sorte également. Il y a bien peu de chance que qui que ce soit réussisse à enrayer son emprise, et il n’y a aucune chance que celle-ci s’arrête par elle-même. Les réseaux sociaux répondaient à quelque chose de très profond, de très intense et depuis longtemps intériorisé en l’homme : le besoin d’être aimé – mais il le déplaçait dans ce besoin d’être aimé spectaculaire, quantitatif, qui est la façon d’être aimées qu’ont les starlettes. Les réseaux sociaux ne répondent pas seulement au besoin d’être une starlette, ils imposent cette addiction à toute personne s’y inscrivant. Toute tentative d’être écouté dans l’espace public se paie alors d’un tribut très malsain, qui consiste à échanger un peu d’espace de parole contre un peu de participation à cette expérience profondément addictive et délétère. Si le monde des réseaux sociaux est le dernier de nos mondes, c’est encore parce qu’on peut dire que toute personne s’y inscrivant entre dans l’espace circulaire de l’addiction – un monde dont on ne peut pas sortir. Un Enfer dont, a priori, on n’a pas les clés. 

 

On a longtemps cru ou espéré que les réseaux sociaux officieraient comme un antidote contre le mal fait par les médias. On peut désormais être sûr que ça n’a pas été le cas. Si ça avait été le cas, si les réseaux sociaux avaient pu être, non pas une alternative, mais ne serait-ce qu’un petit instrument de déplacement contre le mal fait par les médias, il n’y aurait pas eu de phénomène Macron. Et il n’y aurait pas de phénomène Zemmour. Or, il y a eu un phénomène Macron. Et il y a un phénomène Zemmour. Et le petit robot et le petit blaireau sont des phénomènes médiatiques, comme l’ont été, en leur temps, mais en des temps purement médiatiques, en des temps pré-réseaux sociaux, les phénomènes Sarkozy et Ségolène Royal. C’est bien que les réseaux sociaux, loin d’être une alternative à l’ensorcellement journalistique, sont une extension des pratiques médiatiques, un accroissement du mal et une intériorisation de celui-ci. 

 

Tant que nous regarderons la télévision, et même par le biais filtré de Youtube et des réseaux sociaux, il y aura des phénomènes ridicules et insultants de ce genre. Il faudrait un boycott total et définitif de la télévision et des réseaux sociaux par une majorité de la population pour que cesse ce type d’ensorcellement. Parce que la nature profonde, et commune, de la télévision et des réseaux sociaux, naît du besoin d’être aimé, et du déplacement de ce besoin dans l’addiction à la célébrité des starlettes. Et, non seulement il n’y a pas d’autre possibilité d’existence à travers eux, mais il n’y a pas de possibilité de politique émancipatrice par eux non plus. Les réseaux sociaux ne permettent vraiment rien d’autre que l’intériorisation du mal dont le monde médiatique n’avait été que l’expression extérieure. 

 

Le petit robot en tant que candidat auto-institué, président ready-made au destin auto-inventé, créature de réseautage et d’apparitions médiatiques, le petit blaireau en tant que starlette de la pseudo-histoire, Nosferatu du roman national et showman itinérant d’un racisme tapageur, Nyarlathotep du destin français, sont des figures dont l’artificialité intégrale est inimaginable hors du monde des réseaux sociaux. Ils ne sont pas en représentation, ils sont leurs représentations. Ils ne sont pas des porte-paroles d’une idéologie, les idéologies sont les effets d’ambiance colorant le selfie qu’est leur programme politique ou existentiel. 

 

En tant que bêtes narcissiques intégrales, le petit robot et le petit blaireau sont les starlettes parfaites d’une élection qui va occuper les six mois qui viennent et où va s’accroître l’écart entre riches et pauvres, où va s’accentuer la paupérisation des classes moyennes, où l’augmentation du coût de la vie va littéralement étrangler la majorité de la population, pendant que les médias complaisants vont continuer à bavasser sur l’Islam, l’immigration, le « wokisme » et l’identité nationale. Et les réseaux sociaux ne pourront rien faire contre ça. Ils ne pourront que se désoler de cet état de fait. Ils ne pourront que pleurnicher. 

 

Pourquoi les réseaux sociaux ne peuvent rien contre le petit robot et le petit blaireau ? Cela a été expliqué maintes fois. Tout d’abord par la fonction « algorythmique » qui privilégie les clashs, les bad buzzs, les posts polémiques. Le petit blaireau aura toujours le dessus sur les réseaux sociaux, comme il a les coudées franches à la télévision. Ensuite, parce que, même en nourrissant des comptes meilleurs, en y tenant des propos plus exigeants, en y mettant en avant des figures honnêtes ou complexes, nous les transformons insidieusement en petits robots ou en petits blaireaux, parce que nous leur injectons le type d’addiction qui transforme les humains en starlettes. 

 

Si nous ne voulons plus de petits robots ou de petits blaireaux, nous n'avons d’autres choix que d’éteindre nos télévisions et de fermer nos comptes. Tant que la télévision sera regardée, tant que les réseaux sociaux existeront, nous n’aurons d’autres postulants au titre de chefs d'état que des petits robots et des petits blaireaux. Parce que nous continuerons à vivre dans leur monde, tout simplement. On ne réforme pas l’Enfer. On ne le subvertit pas de l’intérieur. Si on ne veut pas être transformé par lui, on le déserte, on le ridiculise, on l’invisibilise.  Si on ne veut pas qu’il règne, on ne s’y installe pas. On le met en pièces.  

12 commentaires:

  1. Je suis d'accord en partie avec votre constat. Mais faut il jeter le bébé avec l'eau du bain?
    Je pense qu'une partie des personnes (dont je fais partie) qui vous suivent sur ce blog vous ont connu par vos ouvrages et vous ont suivi sur facebook, vous ont regardé sur youtube. Plateformes où vous avez porté des propos dans lesquels beaucoup de gens ont pu se retrouver et échanger avec vous.
    De plus ces réseaux ont servi à des luttes, les gilets jaunes sont en grande partie mise en réseau grâce à facebook.
    Même si c est aussi paradoxale que de retrouver un ouvrage anti-capitaliste sur amazone.
    Il y a eu aussi le mouvement black live matter, metoo.. je pourrais en citer bcp d'autres que vous connaissez autant que moi.
    Le problème est que porter un message différent par ces mêmes médias que l'on combat, est un combat perdu d'avance et c'est là où je vous rejoins.
    Oui tous ces endroits sont aussi des lieux où l on troque son besoin d'amour (en se travestissant plus ou moins).
    Pour moi il n'y a pas de doute : l'avenir est locale et décroissant, nous n'avons pas avoir le choix que d être déchu de cette méga puissance que l'Homme veut encore incarner au détriment de la nature.
    Le darwinisme sociale qui se reflète partout sur ces réseaux, présentant des fausses vies n a pas d'autre avenir que le valium.
    L'avenir est dans l'entraide comme l'explique Kropotkine.
    Ça fait 10 ans que je n' ai plus la télé, les réseaux m'ennuient, je n'y trouve plus la fougue qu ils présentaient à leurs débuts. Même les applis de rencontre ressemblent aujourd'hui plus à une sorte de uber sexe qu'un lieu de rencontre.
    Nous sommes déçus pour certains de ce que pouvait présenter cette vie virtuelle, il n y a plus qu'à inventer autre chose.
    Et puis les vrais rencontres ne sont pas prêtent de perdre de leur saveur!
    Il faut réinventer la grâce, dans son sens de gratuité, dans l'échange, l'entraide et la construction. Et bien-sûr pas la gratuité au sens si c est gratuit c est que vous êtes le produit...
    Nous ne gagnerons jamais à être contre, car être contre c est ne rien inventer comme alternative, c est se battre avec les armes de l'autre qu'il connait bien mieux que nous.

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  2. Mais complètement! Très juste! Merci pour votre billet. Les réseaux sociaux fonctionnent vraiment à la manière d'une mafia. L'ancêtre de tous a quand même été créé par la velléité seule du cerveau d'un individu malade de capitalisme et d'égotisme. D'ailleurs, cette histoire commençait mal puisqu'il s'agissait à l'origine de subtiliser l'idée créatrice d'autrui pour en faire le monstre que l'on sait aujourd'hui. Et comme les mafia, ils se sont intromis dans nos vies, d'abord subrepticement, puis colossalement, en nous proposant un service qu'on ignorait nécessiter : être en lien avec des humains non présents physiquement d'abord, et aussi, c'est vrai, proposer une image fantasmée du Soi pour être aimé, mais c'est venu plus tard. Un service prétendument fun et décalé à ses débuts, qui petit à petit s'est constitué comme un cirque addictif s'avérant au fil du temps gangréné par les travers mêmes de notre époque. Ils se sont donnés comme essentiels pour une communication efficiente, alors qu'ils ont assassiné la communication authentique, pour toutes les raisons listées dans votre post. Et tous ses avatars sont dans la même veine. Désormais ce sont les bras armés de la doxa, du flicage, des cabales, des clashs, des injonctions au débats et de la censure, et de l'empêchement de la parole authentique. Et ces réseaux fonctionnent à merveille dans l'annihilation de l'action. S'y répandre abaisse la jauge intérieure du mécontentement et de l'indignation, et de fait, c'est reparti pour un tour. C'est l'outil rêvé de tout système totalitaire. C'est devenu un marécage putride.
    L'alternative au marasme démiurgique n'émanera donc pas de ces sphères-là, c'est absolument vrai. Et réussir à se défaire de leur emprise sur nos vies est une véritable entreprise d'extraction. Mais c'est possible à faire!
    Je pense à cette photo de David Lynch, fort à propos, où l'on le voit détruire à l'aide d'une massue un écran de télévision. Puissions-nous réussir à nous libérer de la prison de fer noir et récupérer nos Vies.

    Lucie

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  3. L’illusion du RS comme nous le voyons releve de l’asphyxie, une méthode sadique qui consiste a créer des masochistes qui vont aller directement se jeter dans la fournaise de la « malavita » le mal vécu social?

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  4. ( désolé pour les fautes d'orthographe , je ne sais pas écrire mais je sais réfléchir un minimum . et le but n'est pas que tu publie mon post , mais que tu le lise ! ).

    - les médias et les réseaux sociaux s'adresse avant tout a la masse car c'est le plus grand nombre qui rapporte le plus de fric . mais la masse est médiocre et elle est maintenu dans sa médiocrité par les médias et les rezo S . il n'y a nul part une envie d'évolution mental réel , le savoir n’intéresse plus personne , il a suffisamment était décrédibilisé pour ça . bref , baigner dans le médiocre est la norme social absolu et effectivement on ne vois pas bien se qui pourrai changer cela , car l'homme qui pense , n'a pas besoin de se soumettre a une dictature , qu'elle soi de gauche , de droite ou du centre . pour finir , l'état n'a jamais voulut le bien du peuple , il n'est qu'au service des lobbys et en premier des franc-maçons .

    ( comme tu le sais , toi non plus tu n'est pas parfait et commais des erreurs d'appréciation . arrive tu encore a supporté que l'on puisse te dire " là tu te trompe il me semble " . tu m'a prouver que tu ne le supporte plus ! . a tu remarquer a quel point tu est toi même devenu un hyper extrémiste ? ).

    salutations .
    ( je ne vois plus l'intérêt de signé mes commentaires ) .

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  5. com tu le sais bien PAC , il y a de plus gros défauts que les médias et FACEBOOK . il y a d'abords " nous " le peuple , qui se vautre dans cet illusion de confort qu'on prétend lui donner gratuitement ? , les médias et facebook . c'est tellement génial " le gratuit "(gratuit ? , mais gavé de pubs) qu'il est impossible d'y résisté ! . car ne pas prendre le gratuit c'est com perdre un gros kdo , c'est vraiment looper quelque chose dont je veux absolument profité ! , je m'interdit de passer a coter de cette chance , gratuite ! . internet même et un kdo gratuit (gratuit ?) venu du Dieu capitalisme . encore plus de consommation et la plupart du temps pas indispensable . mais consommer c'est " profité " donc fini le temps de la frustration ! , consommé du vide c'est avant tout ne plus ressentir de frustration , c'est accédé a un pouvoir qui ressemble a celui des vrai riches . en gros sans frustration plus de souffrances et peu être même plus de mort . bref , bref , comment continué a critiqué les médias et Facebook ? sans commencé par soi ? . ( pour finir un petit exemple simple mais a mon avis efficace . si je fume au maximum 5 cigarettes par jours , je ne cours aucuns risque pour ma santé au long terme . si je me connecte au maximum une heure par jour sur FB , ou deux heures une fois par semaines , je ne risque rien pour ma santé au long terme . mais voila je ne suis pas un être " raisonnable " je suis comme un enfant qui n'a aucunes limites , donc je ne sais que prendre toujours plus , au maximum . puis après je chiale , comme un gosse , contre ceux qu j'accuse d'être responsables ! , mais eux ne font que profité de nos faiblesses , de notre médiocrité ! . en cela nous leurs sommes inférieurs , les médias et fb devrais nous laissé froid , nous être aussi peut nuisible que le sont devenus la publicité , qui dans le réel ne nous touche plus , déjà parce que nous regardons plus la tv , mais aussi parce que nous avons décidé de ne plus y prêté attention , je ne mémorise plus aucunes pubs , elle ne font même plus partie de ma réalité concrète et les médias et FB doivent finir par devenir aussi anecdotique dans nos vie , ils ne doivent plus nous " toucher mentalement " . ainsi puisque tout mes amis , familles , sont sur fb , je peu y être aussi et ne pas en être affecté , mais pour cela il faut faire un minimum d'efforts qui au long terme deviennent de simple habitude . zapper les pubs du fil d'actu , comme si elles n’existaient pas ! , cela n'empéchera pas les annonceurs de continué a enrichir fb , mais cela ne me concerne plus , si les annonceurs n'ont pas compris que le temps de la publicité est mort , c'est leurs problèmes , mais " nous " la pub ne nous touche plus , nous sommes désormais naturellement immunisé ! . il n'y a plus qu'un vrai problème concernant les médias et fb , c'est lorsque ceux ci s'adresse aux enfants et aux ados , car en vérité c'est eux qui sont vulnérables car pas fini mentalement ! donc si y a un combat c'est celui là . pour le reste aux adultes de devenir " adultes " et du coup ne plus être de pitoyables victimes minables . salutations .

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  6. "Nous avons terriblement besoin d’être aimés et assez peu envie d’aimer en retour." c est l hiver et la fatigue ça, on se met à pencher plus vers la sécurité compulsive que vers la transcendance et la sensibilité amoureuse. Peut-être qu'il faut hiberner, ou une saturnale, ou laisser tomber les feuilles, ou faire pousser des poils, ou l'inverse, et changer de rituels

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  7. "Nosferatu du roman national" Excellent ! C'est vrai qu'il ressemble à celui de Murnau. Sinon pour tout le reste c'est toujours la même histoire... Le Prince de ce Monde et son allié l' Ego.

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  8. Je déteste contredire et pourtant c'est aussi mon travail que de savoir déplaire même à ceux qui possèdent un talent que je n'ai pas pour l'expression. Mais il me semble Pacôme que tu as longtemps apprécié FB où tu as souvent discuté et accepté l'étrange règle du jeu de l'insulte gratuite, du débat ouvert et de ses conséquences qui dérapent vite, en cela fidèle à ton anarchisme spirituel, et en ligne droite de Droit de réponse, l'émission. Il est un peu dommage que tu renies ce plaisir que tu as pu prendre. Alors que moi, j'aurais de vraies raisons de me plaindre, n'ayant jamais eu de followers, d'admirateurs virtuels aucun amour d'une quelconque désaxée ayant besoin d'être entendue dans le grand silence du monde et qui profite du réseau pour exprimer sa pensée. Tu sais, le réseau n'est certainement pas vertueux, mais c'est un outil où il est aussi possible de partager un film de Bergman ou une idée sur une l'automne et le temps qui passe. Au fond, c'est comme un marteau ou la sexualité, on peut s'en servir pour frapper, abaisser ou pour partager mais je m'égare. Mais errer c'est aussi écrire, et à te lire j'en ai la confirmation, que l'enquête est vraiment infinie et imparfaite. Bien à toi. Roland.

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  9. Joyeux anniversaire Pacôme.
    Naïma.

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  10. bonsoir PAS COM . voici le lien de mon nouvo blog . tu comprendra le pourquoi du titre . salutations . https://iloveporn.over-blog.com/

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  11. Merci Pacôme,
    Je pense que tu as à peu près tout dit.
    J'ajouterai qu'une personne qui m'est chère et fuyant les réseaux sociaux depuis leur origine bénéficie d'une plus grande aura dans son activité professionnelle où regorgent justement des palanquées de rézo-socioteurs encore béats.
    "Z'ont pas compris qu'il faut garder un tout petit peu de mystère, comme le mystère au chocolat"
    Quant à ceux qui se lamentent, écument ou préparent la révolution sur twitter en s'imaginant assis sur un baril de poudre ils n'ont plutôt d'ordinaire que le cul posé sur un strapontin.
    Bien à toi.
    Aur3.

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  12. « On ne réforme pas l’Enfer. On ne le subvertit pas de l’intérieur. Si on ne veut pas être transformé par lui, on le déserte, on le ridiculise, on l’invisibilise. Si on ne veut pas qu’il règne, on ne s’y installe pas. On le met en pièces. »

    C’est ce que je fais déjà avec ma ville... Après, Il reste les réseaux sociaux, un cycle infernal qui importe des traces d’une ville défigurée, importée, encore plus maladive, brouillée par une hypocrisie cynique. Les réseaux facebook sont l’assurance de rester bloquer à voir défiler des messages dignes des chiottes de gare, la pseudo prose en plus.

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DIMANCHE 9 JANVIER 2021 À L'ARCHIPEL

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